Rigel Amenofis
Poeta que considera el portal su segunda casa
“Je vis un ange blanc qui passait sur ma tête ;
Son vol éblouissant apaisait la tempête,
Et faisait taire au loin la mer pleine de bruit.
- Qu'est-ce que tu viens faire, ange, dans cette nuit ?
Lui dis-je. - Il répondit : - je viens prendre ton âme. -
Et j'eus peur, car je vis que c'était une femme ;
Et je lui dis, tremblant et lui tendant les bras :
- Que me restera-t-il ? car tu t'envoleras. -
Il ne répondit pas ; le ciel que l'ombre assiège
S'éteignait... - Si tu prends mon âme, m'écriai-je,
Où l'emporteras-tu ? montre-moi dans quel lieu.
Il se taisait toujours. - Ô passant du ciel bleu,
Es-tu la mort ? lui dis-je, ou bien es-tu la vie ? -
Et la nuit augmentait sur mon âme ravie,
Et l'ange devint noir, et dit : - Je suis l'amour.
Mais son front sombre était plus charmant que le jour,
Et je voyais, dans l'ombre où brillaient ses prunelles,
Les astres à travers les plumes de ses ailes.”
Victor Hugo
Son vol éblouissant apaisait la tempête,
Et faisait taire au loin la mer pleine de bruit.
- Qu'est-ce que tu viens faire, ange, dans cette nuit ?
Lui dis-je. - Il répondit : - je viens prendre ton âme. -
Et j'eus peur, car je vis que c'était une femme ;
Et je lui dis, tremblant et lui tendant les bras :
- Que me restera-t-il ? car tu t'envoleras. -
Il ne répondit pas ; le ciel que l'ombre assiège
S'éteignait... - Si tu prends mon âme, m'écriai-je,
Où l'emporteras-tu ? montre-moi dans quel lieu.
Il se taisait toujours. - Ô passant du ciel bleu,
Es-tu la mort ? lui dis-je, ou bien es-tu la vie ? -
Et la nuit augmentait sur mon âme ravie,
Et l'ange devint noir, et dit : - Je suis l'amour.
Mais son front sombre était plus charmant que le jour,
Et je voyais, dans l'ombre où brillaient ses prunelles,
Les astres à travers les plumes de ses ailes.”
Victor Hugo
I. Fantasía con alas.
Alas translúcidas del aire,
no os llevéis entre vuestras plumas mis sueños.
Están plasmados, como vosotras,
con una tinta desconocida;
mas he encontrado el instrumento
que permitirá percibirlos,
es el versar hecho sentimientos,
veréis las partículas mariposa
que los forman,
el idílico paisaje que es su cuerpo.
Os lo suplico,
no me quitéis estos abstractos lingotes.
30 Junio 2009.
II. Fantasía de las caricias.
Nuestras caricias exploran nuevas utopías,
transitan en el ósculo candente del ultravioleta.
Su expresión exhala matices
conftiguos al beso del saxofonista en la boquilla;
o al suspiro que se esconde en tu pelo.
Arrumacos parecidos al prolongado roce
del arco sobre las cuerdas del violín.
No nos comunicamos en francés
ni español, ni siquiera en ruso,
sino con arrumacos y besos;
y cuando más queríamos expresar,
recurrimos a las miradas,
y a los silencios.
1 Julio del 2009
III. Interludio.
Altivos geranios que enraízan en mi pecho,
habéis convertido en aromas y colores
lo que debieron ser versos.
16 de Octubre del 2009.
IV. Fantasía de su ausencia.
Ella es el sueño que va por sendero desconocido,
mis brazos están inútiles
y mis ojos no tienen luz;
porque ya no tengo a quien abrazar,
lucero que mirar;
sus labios son una nube que se desvanece en el tiempo.
Antes besaba el sueño de fantasía
que era su presencia querida,
abrazaba su imagen adorada
y miraba la esperanza de verla cada día.
Era mi mundo,
mi rosa mas bella,
la estrella alfa de mi constelación.
Hoy su partida todo me ha quitado.
Julio del 2009
V. Fantasía triste.
Viento, os lo suplico,
ya no susurréis vuestro triste canto
al oído de los venerables árboles.
Estáis arrancando esa taciturna melodía
a mi corazón que gime por su ausencia,
llevándoos en cada nota
la esencia de mi vida.
22 Diciembre 2009.
Vi. Epilogo
Mis manos buscan entre la paja
sus caricias perdidas.
Si mis ojos no me sirven para verla,
al menos para llorar por su recuerdo.
23 Diciembre del 2009.
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