Cette nuit tu rôdais dans mes parages.
Dans mon cloître tu dessinais des portes.
Un arc-en-ciel parfait avec mes humeurs grises.
Des guirlandes avec mes roses mortes.
Tu as extrait les accords de mon mutisme
et d'une boîte, la danse d'une poupée.
Tu t'es abritée avec ma seule nudité.
Ton meilleur sourire fut mon rictus.
Sur mes feuilles d'automne tu marchas
nichant mon angoisse au fond de tes poches.
De mes espaces vides tu t'es emparée
et de ton retour je continue d'être le maître.
Alors dépasser la frontière du compréhensible
se transforme en la tâche la plus simple.
C'est cette âme malléable comme de l'argile
qui por nous deux devient un hirizon suceptible.
Je sais que c'est une autre de ces successions rapides
qui se livrent de façon involontaire.
Captivantes irréalités sans restriction
qui naviguent sur notre mer de rêves.
Certes; il est trop tard pour faire marche arrière
Ce que je ressens aujourd'hui, hier toi tu le devinas.
Comme un cadeau caché derrière le dos
ce que garde ce papier, toi tu l'avais déjà vu.
Mi agradecimiento para ti, Amarilys, por tu invaluable colaboración.