La nuit viendra et je serai là
regarder la montagne et tissage
des rêves comme s'ils étaient vrais,
traverser les jardins,
même si je ne sais pas
très bien pourquoi.
Et c'est comme s'accrocher
à la foudre qui nous brise,
ou les voir dans un bateau,
encore une fois, nos buts
ils sont allés en mer sans volonté.
Je te sens chez toi, chez nous
et quand je pense que tu m’écoutes,
Je reçois ma vie de l’intérieur,
avec chaque pousse de mémoire,
entre les lignes blanches
d'un poème sans nom.
Je n'abandonne pas, je sais que tu m'aimes
c'est juste qu'il y a des amours qui se vivent
sans les souffrir, ils ne font que jouir,
ils sont rêvés, ils sont libérés tous les jours
et pourquoi pas?
C'est cette odeur de printemps
ce qui me manque tellement chez toi.
**********************************
Cómo si fuera cierto
Llegará la noche y yo estaré aquí,
mirando la montaña, y tejiendo
sueños que como si fueran ciertos,
crucen los jardines, aunque no sé
muy bien por qué.
Y es como aferrarse
al rayo que nos parte,
o ver subidos a una barca,
otra vez, nuestros propósitos
haciéndose a la mar
sin voluntad.
Te siento en casa, nuestra casa,
y cuando creo que me escuchas,
me llega la vida desde adentro,
con cada brote de memoria,
entre las líneas blancas
de un poema sin nombre.
No me rindo, se que me amas,
es solo que hay amores que se viven
sin sufrirlos, solo se disfrutan,
se sueñan, se estrenan todos los días
y por qué no?
Es ese olor a primavera
lo que extraño tanto de ti.
Ana Mercedes Villalobos
regarder la montagne et tissage
des rêves comme s'ils étaient vrais,
traverser les jardins,
même si je ne sais pas
très bien pourquoi.
Et c'est comme s'accrocher
à la foudre qui nous brise,
ou les voir dans un bateau,
encore une fois, nos buts
ils sont allés en mer sans volonté.
Je te sens chez toi, chez nous
et quand je pense que tu m’écoutes,
Je reçois ma vie de l’intérieur,
avec chaque pousse de mémoire,
entre les lignes blanches
d'un poème sans nom.
Je n'abandonne pas, je sais que tu m'aimes
c'est juste qu'il y a des amours qui se vivent
sans les souffrir, ils ne font que jouir,
ils sont rêvés, ils sont libérés tous les jours
et pourquoi pas?
C'est cette odeur de printemps
ce qui me manque tellement chez toi.
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Cómo si fuera cierto
Llegará la noche y yo estaré aquí,
mirando la montaña, y tejiendo
sueños que como si fueran ciertos,
crucen los jardines, aunque no sé
muy bien por qué.
Y es como aferrarse
al rayo que nos parte,
o ver subidos a una barca,
otra vez, nuestros propósitos
haciéndose a la mar
sin voluntad.
Te siento en casa, nuestra casa,
y cuando creo que me escuchas,
me llega la vida desde adentro,
con cada brote de memoria,
entre las líneas blancas
de un poema sin nombre.
No me rindo, se que me amas,
es solo que hay amores que se viven
sin sufrirlos, solo se disfrutan,
se sueñan, se estrenan todos los días
y por qué no?
Es ese olor a primavera
lo que extraño tanto de ti.
Ana Mercedes Villalobos